| L'ours noir est le plus
petit et le plus répandu des ursidés
en Amérique : on compte environ 60 000 ours
noirs au Québec. Il a une petite tête,
un museau jaune qui s'amincit, de petits yeux et des
oreilles arrondies. Son cou est presque invisible,
car ses épaules semblent inexistantes. Il a
une queue minuscule. Sa fourrure est noire, parfois
brun pâle ou blanche, et on peut voir un "V"
blanc sur sa poitrine. Comme son pelage est plutôt
épais, l'ours noir est souvent attaqué
par différents insectes : il a appris à
se protéger en se roulant dans la boue.
L'ours noir est autodidacte : Il s'adapte facilement
à son milieu. Il sait nager, grimper, marcher
sur deux ou quatre pattes. Il est silencieux et plutôt
peureux. Toutefois, il peut devenir dangereux pour
l'être humain s'il est blessé, traqué
ou surpris. Certains disent que si cela arrive, il
faut faire le mort ; d'autres suggèrent de
se montrer sûr de soi et de parler à
l'ours comme à un enfant que l'on gronde...
Il ne sert à rien de courir, car l'ours noir
peut atteindre une vitesse de 50 km/h.
L'Ours noir se repose tout l'hiver dans ce qu'on
appelle une "ouache " (une grotte,
un trou, une corniche, une dépression dans
le sol ou bien un arbre renversé).
Il aime les grands espaces, les broussailles et les
brûlis. Il laisse des traces de son passage
sur les arbres soit en mordillant, soit en arrachant
l'écorce. En été, l'ours noir
se couche sous les arbres pour se rafraîchir.
En automne, il recherche un endroit pour s'abriter
pendant l'hiver. À la première chute
de neige, l'ours noir commence à dormir. Son
rythme respiratoire descend alors jusqu'à 4
ou même 2 respirations à la minute et
sa température peut atteindre 34°C. Il
arrive que l'ours noir sorte de sa torpeur lorsque
le temps s'adoucit ou si l'un de ses sens est excité.
En juin et juillet, il s'accouple avec plusieurs
femelles. En février, la femelle met bas :
en général, la portée est de
2 oursons, qui mesurent une vingtaine de centimètres.
Elle les allaite pendant quelques semaines. L'ourson
ronronne lorsqu'il est content, et il demeure dans
les jupes de sa mère pendant un an. Le mâle
ne s'occupe pas d'eux : c'est un solitaire...
L'ours noir est omnivore, mais il préfère
la nourriture végétale. Les fruits des
champs, les glands et les racines composent son menu
à forte teneur en protéines et en sucre.
Au printemps, il fouille les souches pour trouver
des nids d'insectes. À l'automne, il prend
le miel des nids d'abeilles. Il arrive parfois qu'il
s'attaque à de jeunes animaux, comme par exemple
au faon, si l'occasion se présente.
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Cet animal boit beaucoup
: on le voit souvent près des cours d'eau où
il prend aussi quelques poissons. Il se déplace
la nuit, profitant de la noirceur pour trouver sa
nourriture.
Il affectionne tout particulièrement les sites
de camping et les dépotoirs...
Pour ceux qui mangent la chair de l'ours noir, il
est recommandé de la faire cuire assez longtemps
ou encore de la congeler pour tuer les bactéries
potentielles.
Lorsque l'ours noir est vraiment mort, c'est le temps
d'apposer son permis, car les gardes-chasse ne se
font pas prier pour distribuer des amendes...
On le chasse surtout à l'affût au Québec.
La plupart des ours noirs sont abattus à la
brunante ou encore les jours de pluie fine. On recommande
le mirador pour cette chasse, car l'ours noir arrive
comme un voleur : il ne veut pas se laisser surprendre...
La chasse à l'affût demande souvent d'autres
ruses pour la compléter, comme par exemple
un appât. On se sert d'une carcasse d'animal,
de petits fruits, de sucre, de mélasse ou de
miel pour l'attirer. Il faut créer une habitude
à l'ours noir en appâtant le même
site plusieurs jours de suite, jusqu'à ce qu'on
l'ait bien en mire! Une fois tiré, il vaut
mieux attendre avant de le pister. Il arrive qu'un
ours touché à la tête perde seulement
conscience. Mieux vaut ne pas être sur son chemin
à son réveil! Lorsqu'ils commencent
à chercher leur proie, les chasseurs s'attardent
aux branches et aux arbres cassés, car l'ours
noir laisse peu de traces. À la vue de l'animal,
ils le tirent une seconde fois pour être sûrs!
Comme armes, on utilise les carabines de 6 mm et
plus. Les plus utilisées sont la .264 Magnum,
la .30/06, la .308 et la 7 mm Remington Magnum.
On suggère les balles lourdes de 180 à
220 grains
Les fusils 10, 12, 16 et 20 peuvent aussi être
utiles ; si on prend des armes à poudre noire,
il faut posséder un calibre supérieur
à .45. Enfin, pour ceux qui ont de la patience,
la chasse à l'arc est une possibilité
: on recommande un arc recourbé de 30 kg de
tension ou encore un arc à poulies réglable
(compound) de 25 à 30 kg pour le gros gibier,
en autant qu'on puisse tirer avec précision
à une courte distance (9m à 14 m), sinon,
on diminue la tension.
La flèche, elle, doit avoir au minimum un diamètre
de coupe de 22 mm. La pointe favorite reste la 3 lames
à cause de la stabilité qu'elle donne
à la flèche.
La chasse à l'ours noir est réglementée
au Québec : on la pratique essentiellement
au printemps (mai - juillet) et à l'automne
dans certaines zones du Nord (septembre - novembre).
Chaque chasseur a droit à un ours par année.
Ce gibier représente un défi de taille
pour le chasseur et demande de la patience. Il faut
être en mesure de le repérer en forêt
tout en masquant sa présence, car il a une
ouïe et un odorat des plus fins.
De nos jours, les gens ont encore une crainte vis-à-vis
l'ours noir et estiment celui ou celle qui a le courage
de le chasser. Si vous voulez impressionner votre
entourage, pourquoi ne pas essayer de revenir de voyage
avec une magnifique peau d'ours noir, synonyme de
bravoure et de respect?
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