La
Chasse de la Bécassine |
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Chasses spécifiques : la Bécassine
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La chasse de la bécassine
est sans conteste une des plus sportives qui soit. Si
vous avez la "chance" de pouvoir aller au
marais, et que par bonheur, la saison s'avère
favorable c'est à dire sans trop de gelées,
vous pourrez prolonger ce plaisir rare tout l'hiver.
Il existe trois sortes de bécassines : la bécassine
des marais, la bécassine
sourde dite encore, suivant les régions,
jacquet, bécot et, enfin la double.
La bécassine
des marais, sans doute la plus répandue,
est l'oiseau de chasse des vrais amateurs.
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Son aspect extérieur, gracieux
et élancé, son poids d'une moyenne de
120 à 150 grammes, ses ailes d'une envergure
de 47 centimètres, en font une véritable
"buveuse d'air". Elle vole à
près de 150 kilomètres heure.
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La sourde
n'est, en somme, qu'une réduction de la bécassine
des marais : la moitié environ du volume
et du poids. Elle est classée espèce non
chassable pendant 5 ans à compter de juillet
2002.
La double, au contraire, comme son nom l'indique est
deux fois plus volumineuse que la bécassine commune.
Relativement commune dans certains pays, elle est assez
rare en France où elle classée espèce
non chassable.
La chasse de la bécassine offre par moment de
grandes difficultés. Généralement,
par temps froid et clair, il est difficile de pouvoir
approcher les oiseaux et de pouvoir les tirer à
bonne portée. Le temps " mou",
par contre favorise le chasseur. Mais il n'existe pas
de règle absolue, de même les premières
bécassines en été sont assez faciles.
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Une chasse difficile, pour un gibier
roi.
Le chasseur de bécassines aura sa quête
grandement facilitée par l'appoint d'un chien
bien routiné, qui lui épargnera marches
et contremarches dans un milieu difficile en terrain
mouvant et instable, s'il connaît bien son métier
et si le marais où il opère lui est familier.
Évidemment, les bécassines affectionnent
à peu près toujours les mêmes places,
mais un vrai bon chien vous indiquera de loin leur présence,
et ainsi prévenu, vous aurez tout loisir de prendre
vos dispositions.
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Certains chiens ont de façon
innée la passion de la bécassine. Leur
flair exceptionnel leur permet de distinguer à
plusieurs dizaines de mètres les très
fines effluves de ce gibier, mêlées aux
senteurs du marais.
Indiciblement, grâce à leur sens très
singulier de la place, ils ralentiront à l'approche
d'une platière, contrôleront les émanations
présentes, analyseront les poses récentes,
puis vous conduiront les cas échéant jusqu'aux
oiseaux pour les verrouiller de façon sûre
et définitive.
La réussite ne doit rien à la chance,
elle est le fruit d'un long apprentissage et de beaucoup
de persévérance, pour faire de son chien
un bon bécassier.
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Votre chien devra apprendre à
profiter du vent, mais aussi à travailler à
son encontre. Un chien bien mis doit être capable
de remonter en silence une platière aussi importante
soit-elle et de la redescendre à bon vent en
faisant face au chasseur. Pour éduquer un chien
bécassinier (comme pour la bécasse), il
faut lui montrer le plus d'oiseaux possibles dans les
conditions les plus favorables. Mais il faut aussi que
le chien ait cette facilité de déplacement
silencieux dans le marais, cette quête étendue
et ce sens inné du placement et du vent, qui
lui feront trouver, approcher et arrêter deux
fois plus d'oiseaux que les autres.
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Comment chasser la bécassine.
Elle aime partir le bec dans le vent. Dès lors,
si vous la chassez dans un marais vaseux et peu couvert,
vous la distinguerez assez mal à son départ,
car la teinte de son dos et de ses ailes se confond
avec celle des herbes.
Lorsqu'elle prend de la hauteur, et que vous la voyez
plus nettement, mais elle est toujours hors de portée.
Lorsque que vous chassez vent arrière, la bécassine
part peut-être plus loin, mais de ce fait même,
elle fait un crochet à angle droit pour filer,
dès que possible, vent debout.
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Cette manuvre l'oblige à
monter de suite et à virer sur l'aile. C'est
pendant qu'elle opère son virage, qu'elle vous
découvre la partie blanche de son corps ; ventre,
dessous des ailes. Son tir en est bien facilité.
Il vaut mieux la tirer rapidement. Un chasseur alerte
tire suffisamment vite pour saisir la bécassine
au départ avant qu'elle ne commence à
crocheter. Si l'on attend le deuxième ou troisième
crochet effectué avant le vol rectiligne, l'oiseau
est souvent hors de portée. Le travail d'approche
du chien permet de réaliser plus souvent des
tirs de près. Utilisez un canon peu choqué
et préférez le plomb
n°8 au n°9 car ce dernier est très
aisément influencé par le vent.
Jean Bourdier
Extrait d'article paru dans la revue Vrai Chasse Magazine
- novembre - décembre 2001
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