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Le geste d'un archer qui arme son
arc pour décocher une flèche reste, depuis
plus de dix mille ans, l'un des plus équilibrés
et des plus nobles qui soient.
L'arc est indissociable de l'histoire de l'homme. Arme
de défense et de chasse, sa découverte
a aidé nos lointains ancêtres à
surmonter les difficultés liées à
leur survie.
Aujourd'hui, le tir à l'arc connaît un
succès grandissant parce qu'il est un loisir
simple et peu onéreux, un anti-stress auquel
tout le monde a accès et un moyen rapide de s'adonner,
toute l'année, à une détente tant
physique que morale.
Il faut beaucoup de temps pour chasser
à l'arc. C'est une arme qui demande un entraînement
constant, parce qu'elle exige un effort physique supplémentaire.
Essentiellement solitaire, c'est une chasse d'affût
ou d'approche. Elle demande beaucoup de patience, de
persévérance et d'auto-discipline.
Les conditions pour un tir idéal sont rarement
réunies et, de ce fait, les échecs sont
beaucoup plus nombreux que les réussites. Approcher
un brocart à 15 mètres n'est pas une chose
facile et il faut souvent réitérer l'expérience.
D'où l'acquisition permanente de connaissances
des animaux et du milieu naturel dans lequel ils évoluent.
Le type d'arc qui réunit le
plus de qualités pour pouvoir être utilisé
à la chasse du grand gibier est l'arc à
poulies, ou la démultiplication. A vingt mètres,
distance limite pour le tir de chasse, les versions
récentes et performantes d'arcs à poulie
envoient une flèche de quarante grammes à
une vitesse avoisinant les 350 kilomètres à
l'heure. Si on sait que pareil projectile est muni d'une
pointe dont les lames en acier coupent comme de lames
de rasoir, n'importe quel animal recevant une telle
flèche dans la cage thoracique succombe très
rapidement à l'hémorragie interne due
au travail de coupe des lames dans le réseau
de vaisseaux sanguins.
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