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Hubert Parot,
Cavalier de renommée mondiale, médaillé
d'or olympique et veneur.
Le cheval de chasse est un athlète, au même
titre que celui de concours ou celui de course. Son
travail est dur et nécessite des soins attentifs
:
A l'entraînement , le cheval doit sortir tous
les jours , au moins 5 à 6 km. Il n'est pas
nécessaire que cet exercice soit soutenu, une
promenade au pas ou quelques heures au paddock suffisent.
Pendant la chasse, il faut savoir régler l'allure
du cheval , savoir l'équilibrer et éviter
de le mettre hors de son souffle. Il ne faut jamais
être " à fond ", au contraire,
en le retenant suffisamment il trouvera de lui-même
son rythme et sa cadence. Le bon cavalier trouvera
une occasion pour faire uriner son cheval au milieu
de la journée ; il retrouvera ainsi de la vigueur.
Le soir de chasse, le cheval doit être douché
à l'eau chaude et séché aussitôt.
On lui mettra une couverture pour qu'il ait chaud
toute la nuit. C'est aussi l'occasion d'observer minutieusement
son cheval et soigner la moindre de ses petites atteintes.
Veneurs oui , mais cavaliers aussi !
Yves Bienaimé
Écuyer et fondateur du Musée vivant
du cheval à Chantilly.
Le bon cheval de chasse est naturellement équilibré,
endurant, sachant porter et ayant assez de sang pour
tenir quatre, cinq heures. Je dirai aussi et surtout
qu'il doit être très confortable et savoir
marcher au pas et s'arrêter . Rien n'est plus
fatiguant que le cheval nerveux ne sachant un instant
se reposer . Il doit bien entendu être calme,
confiant, bien dans sa tête et donc dressé.
Dressé à n'avoir ni peur des chiens,
ni des fouets, ni des motos, ni des voitures et des
bruits insolites. Il doit avoir du cur et de
la générosité. Mais, s'il est
bien mis et surtout ménagé par son cavalier,
il prendra plaisir à suivre la chasse. Le bon
cheval est en état, entraîné,
avec un harnachement adapté qui ne le blesse
pas. Son cavalier aura pris des cours pour utiliser
de la meilleure façon ses aides naturelles
et arriver à se servir de son assiette et de
ne pas taper lourdement dans sa selle, les mains ne
cessant de donner des à-coups dans la bouche
du cheval.
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