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L'alouette des champs est une espèce
appartenant à la famille des alaudidés.
Plumage rayé à dominante brune est identique
chez le mâle et la femelle. Sa queue assez longue,
aux plumes extérieures blanches la distingue
des autres alouettes comme le cochevis huppé
ou l'alouette lulu. Les chants territoriaux peuvent
être émis par les mâles dès
la fin janvier, mais c'est surtout à partir de
mars que l'activité vocale devient plus importante.
Les mâles s'élèvent verticalement
dans le ciel, chantant sans interruption pendant parfois
plus de 30 mn. L'activité est plus intense de
l'aube à la fin de la matinée.
L'alouette des champs affectionne les espaces ouverts.
En zone cultivée, une mosaïque de cultures,
composée de jachères, herbages et céréales
de printemps lui est très favorable. Les couverts
à la végétation peu dense, d'une
hauteur de moins de 50 cm lui sont préférables
pour nicher. En migration et en hivernage, elle fréquente
les chaumes, les repousses de colza, les betteraves
et les labours.
Son régime alimentaire est presque exclusivement
végétal en automne-hiver. Les grains de
céréales, d'oléagineux ou d'adventices,
ainsi que les jeunes pousses de céréales,
colza ou les feuilles de betteraves constituent l'essentiel
du bol alimentaire. Pendant la reproduction, les insectes
et leurs larves, les petits mollusques, les araignées
et les vers de terre, assurent l'alimentation des adultes
et poussins.
L'alouette des champs est un oiseau nicheur très
commun en France. Elle niche depuis les dunes et les
marais littoraux jusqu'aux prairies alpines, culminant
à plus de 2000 mètres d'altitude. Mais
c'est surtout dans les plaines cultivées de la
moitié nord de la France que les effectifs nicheurs
se concentrent.
Les populations reproductrices françaises sont
sédentaires. En octobre et en novembre, un flot
d'alouettes des champs migratrices, originaires de Scandinavie
et d'Europe Centrale, déferle sur notre pays.
Des vols de plusieurs dizaines d'individus se succèdent
tant de jour que de nuit. En moyenne, 53 millions d'oiseaux
survoleraient ainsi la France entre octobre et décembre.
En hiver, l'espèce est présente partout
en France hormis sur les zones d'altitude recouvertes
par la neige. Les densités les plus fortes se
rencontrent au nord d'une ligne Pyrénées
Atlantiques-Alsace.
L'alouette des champs est chassée sur tout le
territoire national. Elle intéresse essentiellement
des spécialistes, notamment dans le Sud-Ouest
de notre pays. Le prélèvement est estimé
à 1,3 millions d'oiseaux.
L'abondance de l'espèce en hivernage ne doit
pas faire oublier une santé démographique
assez précaire. L'ensemble des populations d'Europe
occidentale enregistrent une baisse continue de leurs
effectifs nicheurs depuis les années 1970.
Cette érosion globale est imputée pour
une très large part aux modifications des pratiques
agricoles intervenues au cours des dernières
décennies. L'augmentation de la taille des parcelles,
l'abandon de la polyculture-élevage, la généralisation
des cultures de colza et de tournesol, ainsi que l'utilisation
intensive de produits phytosanitaires ou d'engrais chimiques
sont autant de facteurs dommageables pour l'espèce.
L'augmentation des superficies en jachères appropriées
à l'espèce, le maintient des herbages
tels que les luzernes ou celui des chaumes, ou bien
encore la création de bandes enherbées
le long des grandes parcelles sont autant d'exemples
qui pourraient être bénéfiques à
la reproduction de l'alouette et à sa survie
en hiver.
Témoin de la santé de nos agrosystèmes,
l'alouette des champs, bien que très commune,
doit faire l'objet de toute notre vigilance.
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