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La belette appartient à la
famille des mustélidés dont elle est le
plus petit représentant en Europe. Un corps mince
et allongé, un pelage brun dessus et blanc dessous,
une queue courte et de couleur uniforme la distinguent
de tous les petits carnivores, en particulier de l'hermine.
Son poids varie beaucoup d'un sexe à l'autre
: les mâles pèsent entre 60 et 170 g, les
femelles entre 35 et 90 g. Une belette femelle peut
passer dans un trou de 15 mm de diamètre. Les
belettes mènent une vie solitaire, mis à
part pendant la période de reproduction. Elles
sont actives de jour comme de nuit.
L'accouplement a lieu au printemps. La femelle met bas
2 à 10 jeunes dans un nid souterrain. Elle élève
quelquefois deux portées par an. Les jeunes s'émancipent
à l'âge de 12 semaines.
La belette fréquente aussi bien les milieux ouverts
que les milieux fermés de plaine et de montagne.
On peut l'observer près des habitations, sur
les chemins, le long des murs, des haies et des broussailles.
Sa présence est liée à l'abondance
de ses proies. Certains individus sont sédentaires,
d'autres erratiques.
La belette est un prédateur spécialiste.
Les petits rongeurs, notamment le campagnol des champs,
constituent l'essentiel de son menu. En complément
elle consomme des oiseaux, de jeunes lapins et, plus
rarement, des taupes et des musaraignes.
La belette est commune à travers tout le pays,
Corse y compris. Toutefois, on la rencontre moins fréquemment
en altitude et dans les grands massifs forestiers.
Discrète, elle passe généralement
inaperçue.
La belette est partiellement protégée
et peut être capturée sous certaines conditions.
Mais son transport et sa naturalisation sont interdits.
Aucune menace particulière ne
pèse sur la belette. Malgré tout, sa forte
capacité de reproduction est limitée par
une mortalité annuelle qui peut atteindre 90
%. Ses fluctuations d'effectifs suivent celles des populations
de campagnols, dans un délai inférieur
à un an.
De temps à autre, la belette prélève
quelques proies dans les petits élevages.
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