Le chamois est un ruminant
de la petite tribu des Rupicaprinés dont les caractères
sont intermédiaires entre ceux des chèvres
et ceux des antilopes : chèvre blanche des Rocheuses,
goral de lHimalaya, sérow du Sud-Est asiatique.
Il porte des cornes noires, fines et en crochets, légèrement
plus épaisses et plus recourbées pour le
mâle que pour la femelle. Long d1,20 m, haut
de 0,75 m, il pèse 25 à 50 kg.
La robe, gris fer à beige sale dété,
devient presque noire en hiver, surtout chez les mâles.
La composition des hardes varie au fil des saisons.
Les mâles sortent de leur isolement
en novembre pour participer au rut. A partir de sa troisième
année, chaque femelle met bas presque chaque
année un unique chevreau, à la fin du
mois de mai.
Le chamois vit dans une grande diversité de milieux,
entre 300 et 3 000 m, à condition toutefois quil
y trouve suffisamment daffleurements rocheux pour
sy user les sabots. Dans les hauts massifs alpins,
il est lhôte des prairies alpines, des éboulis
et des rochers à la limite des neiges éternelles
mais, beaucoup plus fréquemment, il vit toute
lannée ou presque en forêt montagnarde.
Son aire de répartition est en phase de progression
vers les milieux méditerranéens. Ses aliments
de base sont les plantes herbacées des prairies.
Pour subsister en hiver, il doit dans certains sites
se contenter de bourgeons de feuillus ou d'aiguilles
de résineux. Il commet çà et là
quelques dégâts forestiers.
Le chamois est naturellement présent dans toute
la chaîne des Alpes, ainsi que dans le Jura français
qu'il a repeuplé naturellement à partir
de la Suisse, après en avoir presque disparu.
Il a été introduit avec succès
dans les Vosges et dans le Massif Central. Le chamois
est une espèce gibier soumis à plan de
chasse.
Après avoir été très décimées
pendant la première moitié du XXème
siècle, les populations de chamois ont été
restaurées par la mise en place de très
nombreuses réserves et parcs naturels qui garantissent
la pérennité de l'espèce. Elle
est actuellement en expansion. Cette tendance est renforcée
par des opérations de réintroduction de
plus en plus fréquemment. L'amélioration
du statut du chamois consiste à mieux distribuer
son abondance, qui est trop contrastée entre
les zones protégées et les zones chassées,
de façon à mieux tirer parti des potentialités
des territoires.