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L'aire de nidification du milouin
s'étend depuis l'Ouest de l'Europe jusqu'à
la Sibérie. La migration d'automne le conduit
vers le Sud et le Sud-Ouest où il fréquente
en bandes, pendant tout l'hiver, les eaux douces des
lacs, des fleuves (retenues, gravières), des
étangs et des lagunes saumâtre. En mars,
à la "remontée", les mâles
effectuent leur parade sur les grands plans d'eau, puis
les couples se dispersent vers des surfaces aquatiques
plus réduites où ils trouvent un couvert
végétal pour la nidification et une nourriture
abondante pour élever les jeunes.
Nicheur en Dombes dès les années 1930,
aujourd'hui environ 5 000 couples se répartissent
de façon peu homogène au nord d'une ligne
Arcachon-Lyon. Après le colvert, c'est l'Anatidé
hivernant le plus répandu et le plus abondant.
L'effectif moyen compté à la mi-janvier
est de 48 000 oiseaux pour la période 1967-1976
et de 65 000 pour la période de 1977-1985. Il
est absent des zones d'altitude et de quelques départements
du Centre et du Sud-Ouest de la France. Les principaux
sites d'hivernage, sont par ordre décroissant
d'importance, le cours du Rhin, la Camargue, la Corse,
le Lac de Grand'Lieu, le Lac Léman français,
les étangs de Languedoc, de l'Aude, le Golfe
du Morbihan; certaines portions de fleuves (Rhône,
Seine, Loire) et les zones d'étangs de la Dombes
et de la Brenne. C'est une espèce gibier.
Alors que les habitats disponibles en hivers augmentent
(réservoirs, gravières, territoires en
réserve, ...), les effectifs semblent diminuer.
L'espèce subit-elle le contrecoup des récents
hivers rigoureux ? Ou bien, espèce gibier, est-elle
sensible au dérangement et à la pression
cynégétique, à la disparition ou
à la modification de certaines zones humides,
aux diverses activités aquatiques ? Chasseurs
et autres utilisateurs des zones humides cherchent à
détecter ces facteurs défavorables afin
que des mesures soient prises pour maintenir les effectifs
actuels.
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