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A partir de la mi-février, le
mâle, haut perché, émet son chant
mélodieux aux motifs répétés,
annonciateur d'un printemps tout proche. Dès
avril, les premières pontes, de 4 à 5
ufs, sont déposées dans un nid garni
de "ciment" de boue séchée.
Après 2 semaines d'incubation, les ufs
éclosent. Les jeunes s'envolent à l'âge
de 17 jours. Dans la plupart des cas, une deuxième
et même une troisième couvée se
succèdent.
Au printemps et en été, la grive musicienne
affectionne des taillis bien garnis, agrémentés
çà et là de jeunes résineux,
en particulier d'épicéa. Toutefois, la
grive musicienne ne dédaigne pas les bois de
feuillus. Elle préfère un sol frais, voire
légèrement humide. Au cours de l'hiver,
la présence de nourriture règle sa répartition.
L'essentiel de son régime alimentaire est composé
de proies animales. Les insectes et leurs larves, les
vers de terre et les petits escargots qu'elle casse
parfois à l'aide d'un caillou qui lui sert d'enclume,
sont quotidiennement au menu. En automne, elle consomme
de nombreux fruits, tels que les mûres, les baies
de houx, de lierre ou de genièvre et des grains
de raisin.
La grive musicienne est très commune dans le
paysage français jusqu'à l'altitude de
1600 m. Présente toute l'année, elle apparaît
comme sédentaire. Cependant à partir de
mi-septembre, des milliers d'oiseaux de cette espèce
quittent les pays scandinaves et d'Europe centrale pour
déferler vers le sud de l'Europe de l'Est et
même jusqu'en Afrique du Nord. En hiver, ces populations
viennent grossir considérablement les rangs de
nos grives autochtones, réfugiées sur
le littoral Manche-Atlantique et Méditerranéen.
La grive musicienne est certainement l'un des oiseaux
les plus chassés en France, notamment dans le
Sud-Ouest et le Sud-Est de notre pays.
La grive musicienne ne semble pas menacée par
une évolution sensible de son habitat. S'adaptant
à la vie citadine, capable d'élire domicile
dans les parcs et les jardins, elle peut s'accommoder
d'une certaine urbanisation du paysage. Cependant, à
l'automne, les bandes innombrables d'individus migrateurs
apparaissent comme une ressource inépuisable.
Là est peut-être le danger pour un oiseau
tellement commun qu'on l'imagine difficilement susceptible
de se raréfier.
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