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L'hermine porte successivement plusieurs
livrées :
Livrée d'été : dessus brun clair,
jaune roux, beige ou parfois rosé. La moitié
inférieure des joues, le menton et le haut de
la gorge sont blancs.
Livrée d'hiver : entièrement blanche,
excepté le bout de la queue qui reste noir. Le
dessous garde son aspect soufré. Le poil blanc
est plus long que celui de l'été. Contrairement
à une opinion répandue, toutes les Hermines
ne deviennent pas blanches en hiver. Certaines années,
dans les régions de plaine notamment, de très
nombreux individus conservent leurs couleurs d'été.
Possibilités de confusion entre
L'hermine et la Belette :
la reconnaissance des deux espèces n'est pas
toujours commode sur le terrain.
L'hermine a le bout de la queue noir, pas la Belette
;
L'hermine est plus longue que le Belette
(mais elle est à peine plus épaisse) ;
la ligne de séparation entre le dessus brun et
le dessous blanc est régulière chez L'hermine,
en zigzag chez la Belette
; le pelage de la Belette
est beaucoup plus ras et plus foncé que celui
de L'hermine
Beaucoup de ces critères sont difficiles à
apprécier sur le terrain, à l'exception
peut-être du bout noir de la queue. Ils permettent
en revanche une détermination facile des individus
trouvés morts.
L'hermine se retrouve sur l'ensemble de l'Eurasie et
de l'Amérique du Nord. En Europe, on la retrouve
dans les régions froides et tempérées,
à l'exception de la Provence, la Corse, l'Italie
et les îles méditerranéennes.
Bien que plus restrictive que la Belette,
L'hermine offre néanmoins un bel exemple de tolérance
écologique : tous les milieux ou presque lui
conviennent, depuis les bords de mer jusqu'à
la haute montagne. On la retrouve toutefois généralement
dans les champs, près, prairies bocagères,
lisières des bois, fossés, haies, jardins,
friches, régions pierreuses ou marécageuses,
dunes, parcs boisés ...
Elle semble avoir un goût particulier
pour les berges de ruisseaux, les rives et les digues
d'étangs. Dans les endroits où elle n'est
pas persécutée, elle s'enhardit et vient
près des maisons.
Deux milieux écologiques semblent
cependant lui déplaire : le cur des forêts
denses ; les régions de grandes plaines céréalières
où tous ses abris naturels (haies, bosquets,
talus, buissons) ont été anéantis.
L'hermine est adaptée par sa morphologie (longueur,
minceur, petitesse des pattes, dentition) à la
chasse aux rongeurs dans leurs galeries. Tout comme
la Belette, le fond de son
régime alimentaire est composé par les
rongeurs (jusqu'à 99% du régime) : campagnols
terrestres, rats surmulots, mulots, campagnols des champs.
Une étude d'estimation des besoins énergétique
de L'hermine a montré que la consommation quotidienne
d'un individu adulte était de 69 à 230
gr de nourriture soit, par exemple, de 3 à 8
campagnols des champs par jour ou encore entre 1000
et 3000 petits rongeurs par an !
Les préférences alimentaires de L'hermineà
l'égard du Campagnol terrestre créent
une apparente dépendance de ce prédateur
vis-à-vis de sa proie. Il en résulte des
diminutions importantes de densité de populations
d'Hermines pendant les phases de déclin de ses
proies.
Elle peut toutefois se nourrir de temps
à autre d'autres petits vertébrés
(lézards, grenouilles..) et invertébrés
(escargots, insectes...). Elle se nourrit occasionnellement
d'oiseaux (passereaux et gallinacés). Les insectivores
(taupes et musaraignes) apparaissent irrégulièrement
dans le régime alimentaire de L'hermine Parfois,
elle s'attaque aux lapereaux ou levrauts, lièvres
et lapins. Elle pénètre très rarement
dans les poulaillers ou élevages, mais ne commet
jamais de "carnages". Pendant les périodes
de faible densité de rongeurs, des fruits peuvent
également être ingérés en
quantité appréciable.
Les prédateurs principaux de L'hermine sont les
renards, les chats harets et
sauvages et le hibou grand-duc.
Le rut principal a lieu en juin-juillet et donne lieu
à une gestation prolongée : la fécondation
a lieu normalement après l'accouplement mais
l'ovule, au lieu de se développer immédiatement,
reste dormant pendant plusieurs mois. Puis, en février
ou en mars de l'année suivante, la gestation
proprement dite se déclenche. Elle durera de
21 à 28 jours.
Un second rut (dont la nature véritable est controversée)
aurait lieu en février-mars. Il serait suivi
d'une gestation classique.
Le nombre de jeunes est très variable d'une année
sur l'autre et selon les endroits. Tout comme pour la
Belette, celui-ci est certainement
à mettre en rapport direct avec l'abondance des
proies disponibles, notamment les effectifs de campagnols
des champs, nourriture de base de L'hermine Il en résulte
des diminutions importantes de densité de populations
d'Hermines pendant les phases de déclin de ces
proies.
Le nombre moyen de jeunes se situe entre 4 et 7. Il
est parfois de 3 seulement, et peut aller jusqu'à
9.
Contrairement à la Belette,
L'hermine n'a qu'une portée par an.
Le mâle n'est mûr sexuellement qu'au mois
de juin de l'année qui suit sa naissance (c'est-à-dire
à son second été).
La femelle par contre est extrêmement précoce
puisqu'elle est couverte lors de son premier été,
c'est-à-dire à un âge d'à
peine 3 ou 4 mois.
L'hermine vit entre 5 et 7 ans, parfois jusque 10 ans.
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