| les champs de blé
proches des terriers. Dans d'autres régions où
la culture n'a pas cette importance, la présence
en nombre du lapin de garenne maintient l'existence
de landes favorables à maintes espèces
de la faune et même de la flore.
Absent de la campagne cultivée et remembrée
mais abondant dans les milieux favorables, le lapin
de garenne a de nombreux prédateurs, l'homme,
bien sûr qui apprécie sa chair mais également
de nombreux mammifères carnivores et des oiseaux
rapaces. Il est également sujet à de nombreuses
maladies dont la célèbre myxomatose d'origine
sud-américaine et importée en Europe par
un apprenti sorcier qui voulait débarrasser sa
propriété des lapins. Cette maladie se
transmet par les piqûres d'insectes et a, dans
les régions à moustiques comme la Camargue,
pratiquement exterminé le lapin avec, comme conséquence,
la disparition des landes et une diminution des espèces
leur associées. A l'heure actuelle, les épidémies
de myxomatose n'ont plus la virulence de la première
mais déciment quand même les populations
où la densité est élevée.
Le lapin compense par une fécondité
élevée les prélèvements
dus aux prédateurs et maladies. 4 à 5
portées d'en moyenne 4 à 5 jeunes par
an sont la règle. Les jeunes naissent, après
une gestation de 31 jours, nus et aveugles dans un nid
d'herbes et de poils situé dans le terrier ou
dans un autre trou creusé dans le sol, la rabouillère.
Ils sont allaités pendant environ un mois avant
de prendre leur indépendance. De nombreuses nichées
sont détruites non seulement par des prédateurs
sauvages dont c'est en fait le rôle mais également
par les chiens et chats domestiques.
De murs principalement nocturnes, le lapin se
rencontre souvent pendant la journée. Le repos
diurne ne se fait pas uniquement dans les terriers.
Certains individus ont, comme le lièvre, un gîte
dans un buisson, une touffe d'herbe, ... , qu'ils ne
quittent qu'à la nuit tombante ou lorsqu'ils
se sentent en danger.
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