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L'éclosion a lieu principalement
de mi-juin à mi-juillet. Quelques poules peuvent
effectuer simultanément deux pontes dont l'une
est alors couvée par le mâle.
La perdrix rouge est un oiseau de zones
bocagères, céréalières et
viticoles. Elle affectionne surtout les milieux variés
où alternent une végétation buissonnante
basse entrecoupée de surfaces découvertes.
Elle préfère les sols secs et filtrants.
Elle se nourrit surtout de végétaux, qu'il
s'agisse d'herbes, de graines, de bourgeons ou de fleurs
d'espèces cultivées ou non. Les insectes,
tels que pucerons, fourmis, sauterelles sont recherchés
en été et constituent la nourriture de
base du poussin.
Oiseau sédentaire, la perdrix
rouge est présente à l'état naturel
dans les 2/3 inférieurs de France. Espèce
de plaine et de colline elle peut se rencontrer jusqu'à
2000 m dans les Pyrénées et dans les Alpes
où elle côtoie alors la perdrix bartavelle
avec laquelle elle peut se croiser.
Les effectifs les plus importants se rencontrent dans
le Centre, les Pays de Loire et le Languedoc. Les densités
varient de 1 à 5 couples par 100 ha, mais on
observe localement des densités plus importantes,
de 10 à 12 couples par 100 ha ; voire exceptionnellement
jusqu'à une vingtaine. Dans notre pays, la perdrix
rouge est une espèce classée gibier.
Le prélèvement de perdrix
rouges en 1998-1999 a été estimé
à 1 731 960 (± 1,85 %), soit une augmentation
d'environ 50% par rapport à l'enquête de
1983-1984 (estimation : 1 166 000). La perdrix rouge
apparaît au 5ème rang dans les prélèvements
nationaux pour l'ensemble des espèces couvertes
par l'enquête.
Les trois quarts du tableau sont réalisés
dans les régions de présence naturelle
de l'espèce. A elles seules, les régions
Poitou-Charente, Centre et Languedoc-Roussillon représentent
40% du prélèvement total. La perdrix rouge
représente plus de 10% du petit gibier prélevé
en Poitou-Charentes et Languedoc-Roussillon.
Les prélèvements de perdrix
rouges concernent 28% des chasseurs. Le tableau moyen
s'élève à 4,1 perdrix rouges pour
les chasseurs ayant prélevé au moins une
perdrix rouge. En 1983-1984, le tableau national concernait
18,6% des chasseurs avec un tableau moyen de 3,1 perdrix
rouge par chasseur ayant prélevé.
L'augmentation des prélèvements
entre les deux enquêtes nationales est due autant
à une augmentation du nombre de chasseurs intéressés
par l'espèce qu'à une augmentation du
tableau individuel. En outre, il faut noter une expansion
généralisée des prélèvements
sur toute la France, hormis l'extrême nord-est
du pays. L'accroissement du tableau a été
plus important hors de la zone de présence naturelle
de l'espèce (300 000 oiseaux en 1998-1999, 105
000 en 1983-1984).
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