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La femelle pond 8 à 10 ufs
qui éclosent entre mai et juillet.
Son cadre de vie : les prairies inondées, les
marais et les étangs.
La sarcelle d'été niche en eau douce dans
les marais, les prairies marécageuses et les
étangs peu profonds riches en nourriture, bordés
de végétation aquatique et de zones herbeuses
inondées.
En hiver, les sarcelles d'été venant d'Europe
se concentrent en bandes de plusieurs milliers d'individus
en quelques zones d'Afrique tropicale au sud du Sahara
(Bassin du Sénégal et du Niger, Lac Tchad).
C'est la seule espèce de canard à quitter
totalement notre continent en hiver.
Son alimentation se compose principalement de graines,
surtout en hiver, mais aussi d'insectes, de crustacés
et de mollusques. Elle se nourrit en eau peu profonde
en nageant la tête au ras de l'eau ou faiblement
immergée.
La sarcelle d'été niche en faible densité
en Europe occidentale. Elle est plus répandue
en Europe du nord et en Russie où son aire de
distribution s'étend jusqu'au Pacifique.
A la fin des années 1990, la population nicheuse
française était estimée à
270-350 couples.
Sa distribution est ponctuelle et clairsemée
dans la plupart des régions mais son abondance
est plus marquée dans les marais de l'ouest,
du sud de la Bretagne à la Gironde.
La migration à travers notre pays vers l'Afrique
a lieu principalement en août et septembre et
se déroule de façon discrète et
diffuse sans concentration important. Le retour s'effectue
de fin février à fin avril.
Depuis plusieurs décennies, la sarcelle d'été
connaît une phase de déclin en Europe occidentale.
Les principales causes semblent être la disparition
de nombreux sites de reproduction (drainages et assèchements)
et la détérioration des conditions d'hivernage
en Afrique de l'Ouest (sécheresse dans le Sahel
et aménagements hydrauliques).
Si la sarcelle d'été a beaucoup diminué
dans l'ouest de l'Europe et en France en particulier,
le déclin paraît plus modéré
dans l'ex-U.R.S.S. où l'effectif nicheur est
estimé à 4 millions d'individus.
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