| La chasse aux chiens
courants
On lance des chiens à la poursuite
du gibier et on se poste pour tirer à proximité
des coulées fréquemment utilisées
par le gibier.
Cette chasse tient à la fois de la vénerie
et de la battue. Elle concerne le renard,
le chevreuil,
le cerf
et le sanglier.
La recherche au sang
Cette discipline permet de suivre la
piste d'un gibier blessé avec un chien spécialisé.
Les chiens de Rouge sont capables de suivre une piste
48 heures après le tir et de retrouver l'animal
mort ou blessé à plusieurs kilomètres
de l'endroit où il a été tiré.
Ces chiens de sang spécialement dressés,
ou "chiens
de rouge", sont essentiellement des Teckels,
des Rouges
de Hanovre, voire des Labradors.
Le gibier de passage
Les palombières
Chasse
traditionnelle du Sud-Ouest : on capture des palombes
(pigeons
ramiers) avec des filets au moment de la migration
d'automne.
- Les pantes : construite dans les bois, la palombière
à filets horizontaux est une cabane d'affût
au sol d'où partent les couloirs de circulation
pour les hommes. Aux abords des couloirs sont aménagées
de petites surfaces sur lesquelles sont tendus les filets
(les pantes). Au sommet de certains arbres alentour
sont disposés des appelants. L'art du "paloumaïre"
consiste à attirer l'attention des vols migratoires,
à les faire se poser sur les arbres autour de
la palombière puis à amener les palombes
à descendre sur les "sols" et, enfin,
à déclencher les pantes qui se rabattront
sur les palombes.
- Les pantières : ces filets verticaux d'une
largeur de 10 à 20 m et d'une hauteur inférieure
à 20 m sont utilisées dans une dizaine
de cols des Pyrénées Occidentales (Pays
Basque, Béarn) au moment des migrations d'automne
des palombes. Les vols sont contraints à suivre
certaines vallées par des hommes agitant des
banderoles sur les hauteurs. Ensuite, on oblige les
oiseaux à perdre de l'altitude en lançant
des raquettes spéciales que les palombes prennent
pour des rapaces et qui les font plonger au ras du sol.
Si le vol a été bien canalisé,
il finit par s'engouffrer dans le filet qui est rabattu
par d'autres participants cachés à proximité.
- Les cabanes de chasse à tir : cette chasse
permet de tirer au fusil les palombes à partir
d'une cabane implantée au sol ou, plus généralement,
sur un arbre ou un pylône.
La chasse à laffût
On se cache et on attend que le gibier
passe à portée de tir.
Les alouettes,
les grives,
les pigeons
et les vanneaux peuvent être, parmi d'autres,
chassés à l'affût sur les axes de
passage ou les lieux de repos. Le chasseur, immobile,
utilise souvent des appeaux (sifflets) ou appelants
(vivants ou factices) pour les attirer.
La grive au poste de tir
On tire des grives
depuis une cabane aménagée spécialement.
C'est une chasse traditionnelle du Sud de la France.
Le poste de tir est construit à proximité
d'arbres au centre desquels sont fixées de longues
perches surmontées de branches sèches
déployées en éventail au-dessus
des arbres. Des cages, contenant des appelants, sont
suspendues aux arbres. Les grives
se posent sur les cimes et sont alors tirées
au fusil.
Poste au vif (gluaux)
On attrape des grives
avec de la glu.
Pratiqué en Provence. On capture des grives
vivantes pour fournir en appelants les chasseurs de
grives dans les "postes à feu".
Posté au milieu de jeunes arbres, dans lesquels
sont disposés de façon visible les gluaux
(baguettes de 50 cm environ enduites de glu), le chasseur
attire les grives
à l'aide d'appelants (grives en cage) et en imitant
leur chant à l'aide du "chilet"
(sifflet). Les oiseaux attirés se posent alors
sur les gluaux dont ils sont retirés immédiatement.
Autres chasses traditionnelles
La tenderie aux grives
: on attrape des grives avec un collet en crin
de cheval. C'est une chasse traditionnelle pratiquée
en automne dans les Ardennes.
La tenderie au vanneau : on
capture des vanneaux avec des filets au sol. Cette chasse
traditionnelle se pratique dans les Ardennes, sur une
vingtaine de communes.
Les matoles : on capture des
alouettes
sous des petites cages.
Les pantes à alouettes :
on attrape des alouettes
avec des filets au sol.
La chasse au "miroir"
: posté avec un fusil, on attire les alouettes
au moment de la migration avec un leurre tournant, le
"miroir aux alouettes".
La chasse à la botte
On prospecte les zones humides en essayant
de surprendre le gibier d'eau. C'est l'équivalent
de la chasse devant soi en plaine. Le gibier roi est
la bécassine, que l'on chasse au chien d'arrêt
dans les marais et prairies humides.
La chasse à la passée
On se cache là où le
gibier d'eau passe le matin et le soir.
Tôt le matin ou le soir au crépuscule,
le chasseur se dissimule à proximité du
passage présumé des canards,
entre leurs zones de repos et de gagnage. Immobilité
et camouflage sont les atouts essentiels. Un chien
de rapport (labrador)
est souvent indispensable.
La chasse à la hutte
Depuis un affût spécialement
aménagé, on fait poser les canards pour
les tirer à portée.
La "hutte" (Nord - Picardie) ou "gabion"
(Normandie) ou "tonne" (Sud Ouest)
est une installation fixe ou "flottante" bien
camouflée au bord d'un plan d'eau. Le chasseur
place des appelants (vivants et artificiels), qui incitent
les canards
à survoler le plan d'eau et à s'y poser.
La chasse à la hutte se pratique surtout la nuit
; elle compte des dizaines de milliers de passionnés,
en particulier dans les régions littorales et
arrière-littorales.
La chasse au hutteau
En bord de mer, on se dissimule dans
une cache et on attend que les oiseaux se rapprochent
avec la marée.
Entre deux marées, le chasseur creuse une cache
dans le sable dans laquelle, allongé sur une
simple toile ou matelas de paille, il attend que les
oiseaux se posent à proximité (utilisation
d'appelants artificiels ou formes). Le hutteau mobile,
sorte de caisse allongée souvent dénommée
" cercueil ", que l'on transporte sur
deux roues amovibles sur le lieu de chasse, est un peu
plus sophistiqué.
Le hutteau carré, réalisé avec
une toile fixée par 4 piquets permet de tirer
au passage, de jour.
Sur les bords de Loire on construit aussi des huttes
temporaires.
La chasse en bateau
On approche le gibier d'eau avec un
bateau. Elle se pratique en mer, sur les grands cours
d'eau et sur certain lacs. Le moteur est interdit en
phase de chasse et deux fusils maximum peuvent monter
dans les embarcations. Le "punt", embarcation
très légère à fond plat,
est utilisée en mer.
La battue
On rabat le gibier vers une ligne de
tireurs postés.
La battue est surtout pratiquée pour les foulques
et les colverts sur les grands étangs. Le rabat
s'effectue avec des bateaux (le moteur est interdit).
La vénerie
Ce sont les chiens qui chassent le
gibier, "appuyés" par les veneurs.
On distingue la grande vénerie qui se pratique
à cheval, la petite vénerie qui se pratique
à pied et la vénerie sous terre. La grande
et la petite vénerie (chasse à courre)
consistent à prendre les animaux avec la seule
aide d'une meute
de chiens. La chasse à courre est très
ancienne.
La grande vénerie
Elle concerne le cerf,
le chevreuil,
le sanglier,
le renard.
Il y a plus de 120 équipages aujourd'hui en France.
Elle est pratiquée par des équipages de
veneurs, "les piqueux" et les "boutons",
sous la direction d'un "maître d'équipage".
Les chiens utilisés en grande vénerie
sont des grands chiens
courants. La meute est toujours spécialisée
sur l'espèce de gibier recherchée. Avant
de commencer la chasse, le "piqueux"
doit localiser l'animal, c'est le "rembucher".
Il fait rapport au maître d'équipage qui
décide de l'animal dans la voie duquel ils seront
lâchés.
En faisant le pied, la meute de chiens lance alors l'animal
et le poursuit en donnant de la voix jusqu'à
ce qu'il soit épuisé et qu'il se laisse
prendre : c'est "l'hallali", ensuite
il est servi, (c'est-à-dire achevé) par
le veneur. La chasse s'accompagne de sonneries
de trompes qui indiquent les principales circonstances
du "laisser courre".
La petite vénerie
Se pratique surtout sur le lièvre,
le renard
et le lapin.
Le veneur est à pied. Cette chasse demande beaucoup
d'expérience et d'endurance. Les chiens sont
de taille moyenne (anglo-français
tricolore par exemple). Le veneur suit ses chiens
à la course, les fait chasser et n'utilise pas
d'arme.
La vénerie sous terre
La vénerie
sous terre, ou chasse sous terre, ou encore déterrage,
consiste à capturer renards
et blaireaux
dans leur terrier. Après avoir introduit des
chiens (Fox
Terrier, Teckels,
etc.) dans les gueules de terrier il faut suivre la
chasse l'oreille collée au sol.
Si les chiens parviennent à acculer le gibier,
les hommes creusent pour capturer l'animal au fond du
terrier. Plus de 1 000 équipages de déterreurs
existent aujourd'hui en France.
La
chasse au vol
On utilise des oiseaux de proie pour
capturer le gibier.
Cette chasse utilise l'instinct prédateur des
rapaces spécialement affaîtés (dressés)
pour chasser le petit gibier à plumes, les corvidés
et des mammifères (lapins essentiellement). On
utilise des faucons pour la chasse de haut vol (le faucon
pique de haut sur sa proie) et des autours, éperviers,
ou aigles, pour la chasse de bas vol (le rapace poursuit
sa proie à l'horizontal).
Les obstacles pour l'exercice de la fauconnerie sont
nombreux : d'abord réglementaires (détention
d'espèces protégées) puis cynégétiques
: l'entretien de l'oiseau exige beaucoup de temps, de
savoir et des territoires giboyeux.
La
chasse à larc
On utilise un arc comme arme de chasse.
Longtemps interdite car assimilée bien à
tort à du braconnage, la chasse à l'arc
a (re)gagné depuis 1995 - année de sa
reconnaissance - ses lettres de noblesse. Cette chasse
à tir est silencieuse ; particulièrement
difficile, elle demande une connaissance parfaite du
milieu et des animaux. C'est en effet à quelques
mètres seulement qu'il faut approcher le gibier
avant de décocher une flèche. On chasse
à l'affût ou à l'approche.
Tous les types de gibiers peuvent être chassés
à l'arc (lapin, lièvre, ragondin, rat
musqué, oiseaux, grand gibier
). Le matériel,
notamment les pointes de flèches, doit être
spécialement adapté. A ne pas confondre
avec l'arbalète qui est interdite à la
chasse.
La chasse à l'arc séduit deux types de
publics : ceux qui ont beaucoup chassé et qui
cherchent des difficultés et des sensations nouvelles,
et ceux qui ne sont pas attirés par la chasse
au fusil.
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